L'église St-Marcel 14 eme siècle

 

 Histoire

L'église actuelle ne remonte qu'au 15ème siècle. Sa façade présente trois volumes: le porche du 19ème siècle, le pignon de la nef et le clocher qui a conservé deux cloches de 1788.
L'ensemble a été modifié en 1857 par l'abbé Fréniat, notamment la tour-clocher qui auparavant avait une allure plus trapue. Elle a conservé ses premiers étages sans ouverture et à chaque angle ses contreforts, dont un présente à sa base une petite niche surmontée du blason de France au trois fleurs de lys.
Le dernier étage, surélevé et coiffé d'une longue flèche polygonale, a vu ses petites ouvertures romanes agrandies dans un style néogothique plus conforme au goût du 19èmes siècle".


Notre église est dédiée à Saint Marcel.
Romain d'origine, Marcel est choisi le 21 mai 308, pour succéder à saint Marcellin, martyrisé deux mois auparavant. Il devait siéger, sous le règne de Maxence, un peu plus de cinq ans.
Saint-Marcel fût martyr à Chalon-sur-Saône en l'an 179.
Dans un livret intitulé "Office de S. Marcel de Calons, patron de l'église paroissiale d'Annay la Côte" imprimé à Avallon en 1825 se trouve relaté la vérification de la relique de Saint Marcel : "Ossement de près de deux pouces de longueur" enchassé dans un buste du Saint. relique conservée en l'église d'Annay la Côte.
Vérification faite en présence de personnalités ecclésiastiques et civiles de la région.

Histoire des Cloches

(Ce texte rédigé par G. PEIGNIER est extrait du bulletin municipal d'Annay la Côte n° 6 de novembre 1985)

A l'occasion de la réfection de la couverture et le ravalement du clocher, nous devons commémorer, bien qu'avec un peu de retard, la refonte des cloches et des timbres de l'horloge, bicentenaire de 1788.
Grâce au registre paroissial sur lequel Monsieur le Curé VELIN consignait également des événements marquants de la paroisse, nous possédons tous les détails de cette opération : " Le 30 octobre 1783, vente d'environ 50 arpents de bois de la réserve d'ANNAY à 10,75 l'arpent ; 23 baliveaux par arpent et 10 arbres anciens réservés pour 59,350 livres. Le 6 novembre 1787, adjudication à Messieurs VELIN, négociants à AVALLON caution et certificateur Messieurs CHULION, TOUPAIN et LIERSON Augustin. Des réparations à faire à la communauté en construction pour la somme de 37,600 livres - idem à Monsieur CHAPUY, horloger à AVALLON, adjudicataire de l'horloge durant huit jours pour la somme de 175O livres.
Le 15 mars 1788, augmentation de la partie du quart au compte de la Fabrique, l'horloger ne devant avoir qu'un avertissement pour 400livres.
Messieurs COCHOIS ont commencé l'ouvrage des cloches le lendemain des Rameaux. Ils étaient quatre ; ils en ont coulé neuf du même fourneau le 29 avril 1788 : trois grosses en accord pour ANNAY et deux timbres d'horloge, une de 600 pesants pour ATHIE, une de deux cents pour THOREE près NOYERS et deux campanes, toutes réussies.
Le feu a été mis au fourneau à 4 heures et demie du matin,coulées à 10 h. La Première du haut fondue en 1759 par DEMONTOT- Etienne Olivier GAUDOT, curé de la paroisse. Elle pesait 2 183 livres et elle pèse actuellement 3 159 livres. La seconde  fut fondue en 1778, par COCHOIS Edme VELIN curé - elle pesait 1688 livres et pèse maintenant 2466 livres . La troisième fondue en 1634. Olivier PIROT curé et Thomas LAMBERT vicaire -elle pesait 1 135 livres, elle pèse actuellement 1797 livres. En tout 7 422 livres. Les timbres  au compte de la Fabrique.Le 1 pèse 75 livres - Le 2 pèse 60 livres, pesée faite le 6 mars 1788 et la bénédiction le 7.
Madame DEJAUCOURT, abbesse de St JULIEN LES AUXERRE, dame d'ANNAY a été marraine et a donné 125 livres. Le parrain, Monseigneur ?
La deux et la trois sans parrain pour éviter toute jalousie.
Le premier timbre: Melle Julie MANOURY avec François SEURREAU.
Le deuxième timbre : Jeanne BEAUDOT et Jean MORICARD.
Comme notre horloge est disposée à quatre timbres, il y a un troisième au compte des confréries du Saint-Sacrement, de Saint Hubert et de la Sainte-Vierge. Il pèse 110 livres, poids de Mars chez LABALTE L"AINE à AVALLON, le 16 mars 1789 à raison de  32 sols la livre.
La réception de Messieurs VELIN, adjudicataires, a été faite le 19 mai 1790.
Voici donc ces trois belles cloches (dont le frère SCUBILION avait gardé un souvenir ému, 33 ans après son départ de THAROISEAU) qui vont rythmer la vie du Village. L'Angélus qui rappelle l'heure aux travailleurs des champs et des vignes, les offices religieux, les trois étapes delà vie chantées avec tant d'émotion par " Edith PIAF" : la naissance, le mariage et la mort. Mais, hélas elles auront aussi sonné le tocsin pour annoncer les incendies et les guerres.
Seules, les deux grosses cloches ont fêté leur bicentenaire. La troisième a disparu sans qu'on sache ni comment, ni pourquoi ! La Mairie ne possède aucun document à ce sujet; Et, de mémoire d'Anciens, aucun souvenir n'est resté de cet événement.
 
Dessin extrait du livre de Victor Petit sur les villes et campagnes d u département de l'Yonne 

Le Coq du Clocher

Trouvé sur internet, la photo de l'ancien coq du clocher d'Annay la Côte.
Coq de clocher de forme stylisée en fer découpé, martelé et riveté.
Dim. 40 x 46 cm.
Travail d'art populaire du XVIIIe siècle. 

Quelques photos