Nuisances

Arrêté relatif à la lutte contre les bruits gênants pour le voisinage

Ci-dessous l'article 12 de l'arrêté n° DDASS/SE/2006/478
 

 Texte arrêté sur le bruit gênant

 

Implantation des frelons asiatiques dans l'Yonne 


La préfecture de l'Yonne a diffusé une note d'information en novembre 2014 pour signaler plusieurs cas de présence du frelon asiatique sur notre département et appelle à la vigilance de chacun pour limiter son extension  .

Vespa velutina est un frelon invasif d'origine asiatique dont la présence en France a été signalée pour la première fois dans le Lot-et-Garonne.  Les individus acclimatés en France appartiennent à la variété nigrithorax, dont la coloration est à dominante brune. Ils sont issus de femelles fondatrices qui auraient pu avoir été introduites avec des poteries importées de Chine par un horticulteur du Lot-et-Garonne. Ce dernier a en effet remarqué la présence du frelon autour de sa propriété dès 2004. L'insecte s'est depuis largement répandu dans une grande partie du sud-ouest de la France.

Vous avez repéré un nid de frelon dans votre propriété. Placé très haut dans les arbres ou dans une anfractuosité de vos murs, il s'agit peut-être d'un nid de frelon asiatique et non pas de notre frelon européen familier.

Ne prenez pas le risque de le détruire vous-même, plus nombreux et plus agressifs que leurs cousins européens, l'éradication de leur nid est plus dangereuse.



Vous trouverez ci-dessous le lien  sur la note de présentation du frelon asiatique et le lien sur  la fiche d'aide à l'identification .


 Fiche d'aide à l'identification

 

Chenille processionnaire

 

 

Si leurs longs poils (soies) sont inoffensifs, ces chenilles projettent dans l'air de minuscules poils très urticants à partir du 3eme stade larvaire. Leur fort caractère urticant peut provoquer d'importantes réactions allergiques : démangeaisons, œdèmes (au niveau des mains, du cou, du visage) mais aussi des troubles oculaires ou respiratoires (asthme). Les atteintes de l'œil peuvent avoir des conséquences graves si les poils ne sont pas rapidement retirés. Il est dangereux de manipuler un nid même vide.

Le danger est particulièrement important pour les animaux domestiques : un chien atteint à la langue (qu'il peut avoir utilisé pour lécher les démangeaisons sur son corps) s'il n'est pas traité rapidement par des fortes doses de cortisone, risque la nécrose de la langue. Empêché par conséquent de se nourrir, il doit être euthanasié. Le plus important est d'avoir le réflexe de rincer la langue et la cavité buccale à l'aide d'eau et de ne surtout pas frotter, ce qui pourrait alors briser des poils urticants et libérer ainsi plus de toxines, aggravant de fait le pronostic.

 

Moyens de lutte

Pour les petites surfaces :

  • Lutte mécanique : pour les surfaces réduites (parcs et jardins), elle consiste à enlever et à détruire les pontes et les nids. Dans ce cas, il convient de se protéger de tout contact avec les poils urticants des chenilles. Il est conseillé d'utiliser un échenilloir qui est un sécateur au bout d'un long manche.
  • Le piège à base de phéromone de synthèse suspendu dans les pins, attire de fin juin à mi septembre les papillons mâles. Le piégeage de masse est efficace sous certaines conditions : nombre de pièges, surface où sont disposés les pièges, type de piège non saturable et avec un bon potentiel de capture.

Pour les grandes surfaces :

  • Lutte chimique : par pulvérisation aérienne d'insecticides, elle est de plus en plus abandonnée.
  • Lutte biologique : la méthode la plus utilisée est la pulvérisation de toxines produites par une bactérie, le Bacillus thuringiensis var. kurstaki, qui est efficace contre les chenilles de lépidoptères. L'ingestion de ces toxines provoque la mort des larves par septicémie. Malheureusement cette toxine agit aussi sur d'autres larves de lépidoptères. Les spécialités commerciales homologuées en France ont une persistance d'action très courte, mais aussi une très bonne efficacité sur les stades âgés. L'utilisation en fin d'automne permet ainsi une bonne protection contre cet important ravageur des forêts tout en ayant un impact minimum sur d'autres chenilles du fait de leur non-présence.