Un peu d'histoire

Généralités historiques

  • Cité pour la première fois  en 634 sous le nom "d'Auduniaca (colonia) in pago Avalinsi" les terres appartenaient à l'évêché d'Auxerre.
Pallade évêque d'Auxerre  donna à cette date  ce territoire au monastère de Saint-Julien d'Auxerre qu'il avait fondé avec l'approbation du Roi Dagobert .

  • Deux siècles plus tard dans les années 800, la Colonia  Auduniaca  était devenue un important village dont une partie appartenait  à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre qui en partagea la seigneurie avec le roi.

  • Au XII° siècle, Annay nommé  Anneiacum est «  fermé de murs épais avec trois portes » selon Courtépée.

  • En 1213 Eudes, duc de Bourgogne confirme les libertés accordées aux habitants par les abbesses de Saint-Julien .( cf les chartes conservées aux archives de l'Yonne)  Les ducs de Bourgogne contrôlaient une partie des vignes du village.
Le prévôt était chargé de les faire cultiver et de les récolter. Plus tard on les afferma . Quelquefois pour ne pas trop grever le budget  ducal ,on les concédait à titre de fief  pour acquitter les sommes dues  à quelques seigneurs . Ainsi en  1312 ces vignes sont données en fief à Jean de Seignelay comme remboursement de 50 livres qu'on lui devait.

  • Sous Charles V qui venait d'acheter le comté d'Auxerre, (en 1371)  les habitants s'illustrent par une révolte : ils refusent l'impôt et tuent le receveur. Ils se virent assiégés par le  bailli d'Auxerre  et sa réplique fut  exemplaire : vingt-cinq habitants prisonniers,quinze inféaux et mécréans d'Annet pendus.

  • Au XV° siècle , une église est construite : « elle est voûtée en pierre à nervures ogivales; on y remarque notamment de belles boiseries, et quelques grandes dalles tumulaires. Le clocher est une haute tour carrée à larges contreforts. A la base de l'un de ceux-ci, on voit une petite niche de la renaissance  décorée d'un écusson aux armes de France ».Elle sera restaurée après l'assaut de 1589.

  • En novembre 1441, Annay devient le camp à partir duquel le maréchal de Bourgogne va combattre les écorcheurs ( bandes de pillards  qui ravageaient  la Bourgognes)  (bataille d'Epoisses).

  • Au cours des guerres de la Ligue Annay fut disputé et par les ligueurs et par les royalistes.Le sieur de Jaulges , à la tête des Ligueurs  prit et saccagea Annay en 1589..
" Le 23 juillet 1589, toutes les troupes liguées se réunirent au bas d'Annay-la-Côte, proche d'Avallon. On somma ce bourg de fournir des munitions ; mais ceux de dedans se moquèrent ouvertement de la Sainte-Union, ce qui fit conclure de tirer les canons qu'on avait amenés de Girolles. On vit bientôt des brêches ; et comme Avallon avait fourni des échelles outre les vivres nécessaires à l'armée, Annay fut pris tout aussitôt, pillé et mis à feu et à sang. Le sieur de Jaulges eut toute gloire de cette expédition "(Lebeuf)

  • Nouvelle expédition en 1594 par le sieur de Jaulges capitaine ligueur (Philippe de Beaujeu)? Celui-ci sous prétexte qu'ils étaient du côté du roi passa au fil de l'épée  tous les habitants d'Annay la Côte (220 personnes)

La famille De Bertier et Champion -Montigny qui avait épousé une Davout-Curty  étaient au nonbre des seigneurs d'Annay en 1789

A suivre....

Les différents noms de notre village au fil du temps
Auduniaca (colonia) in pago Avalinsi en 634
Aubundiacus en 864
Anneiacum en 1184
Aigna en 1213
Annetum en 1368
Annay en 1390
Annoy la Coste en 1488
Hannes la Couste en 1574
Puis Annay la Côte
(Autres formes de noms trouvés mais à titre unique : Agnay, Annet sous Charles V, Annet-la-Couste en 1518, Annay-la-Coste en 1720, 1732 et 1734, Annai-la-Cote en 1789 et 1815)

Vestiges préhistoriques et antiques
  • Découverte, en 1856, à 3 km du village, de sépultures protohistoriques (pierres posés sur un champ) au nombre de 12. Les squelettes étaient accompagnés d'anneaux de cuivre et de débris d'armes.

Architecture sacrée
  • Eglise 15ème

Sites
  • Point de vue* panoramique sur l'Avallonnais.
  • Le Champ-du-Feu : site pittoresque.
  • Bois domanial de Boudet.
  • 5 grottes (Blaireaux, Carriere, Champ du Feu, Cocons, Crane)

Vignobles
De nombreux vins étaient récoltés sur le territoire d'Avallon parmi lesquels se distinguaient ceux de la côte d'Annay. Ils étaient considérés comme délicats et forts agréables. La vigne dite le Champ-Gachot était réputée pour la bonne qualité de ses produits.

Evolution de la population :

(extraits de la description des villes et campagnes du département de l'Yonne de Victor Petit )

1543 :107 feux
1596: 50 feux

1605: 28 feux
1643: 95 feux
1679: 117 feux

1806 : 412 habitants
1826 : 500
1846: 489

Histoire d'eau

Extrait d'un annuaire historique de 1864 concernant un projet datant de 1840 d'approvisionnement en eau de la ville d'Avallon

Histoire de vin

Extrait d'un livre intitulé : Topographie de tous les vignobles connus datant de 1866

Jean-Bernard Rousseau - Frère Scubilion  

Jean Bernard Rousseau naquit le 21 mars 1797 à Annay la Côte, où il fut baptisé. Il vécut toute son enfance à Tharoiseau, village se trouvant face à la colline de Vézelay. Il en devint l'instituteur.

Son père était ouvrier carrier. En 1822, il entre à l'Institut des Frères des Écoles chrétiennes sous le nom de Frère Scubilion.

Le 15 juillet 1833, il débarque à l'île Bourbon (la future Réunion).
Il fait la classe à Saint-Benoît, à Saint-Paul. Nommé à Saint-Leu en 1843, il réunit les adultes esclaves en cours du soir, après ses journées de classe. - Là, il enseigna et fit le catéchisme, mais, surtout, le soir il alla à la rencontre des esclaves auxquels il apprenait à lire et à écrire et avec lesquels il commentait l'Evangile. Malgré les résistances des planteurs de café, il mène à la fois catéchèse et alphabétisation dans les villages éloignés.

Le 20 décembre 1848, à Saint-Denis, la célébration de l'abolition de l'esclavage suscite une explosion de joie sur la place publique et dans les églises. Quand l'abolition de l'esclavage fut proclamée dans l'île, tout se passa dans le calme et sans violence. C'est l'aboutissement d'un dur combat pour la liberté. Le Frère Scubilion, en lien avec son évêque et les curés de l'île, y a beaucoup contibué par l'instruction et l'évangélisation. Tous ont attribué cela au frère Scubilion qui avait su agir à la fois auprès des maîtres et des esclaves.
Désormais, c'est auprès des affranchis que le Frère poursuit avec ardeur son action, pour leur permettre de vivre vraiment en hommes libres.

Nommé à la Possession en 1850, il parcourt les Hauts, les Ravines, les Mornes. Toujours le sourire aux lèvres, il anime des groupes... il fonde avec ses amis une Mutuelle ouvrière.

À Sainte-Marie en 1856, sa flamme apostolique l'amène à rencontrer les ouvriers des plantations de cannes à sucre et de leurs usines. De nombreux pèlerinages manifestent la joie de croire et créent entre tous une âme commune.

Il meurt à Sainte-Marie de La Réunion le 13 avril 1867 et est vénéré aujourd'hui dans toute l'île. Son inhumation le jour des Rameaux rassemble de toute l'île ses amis reconnaissants. Depuis lors son tombeau ne cesse d'attirer les Réunionnais.

Béatifié par le Pape Jean-Paul II le 2 mai 1989 à Saint-Denis, il est dans tous les cœurs l'apôtre de l'Amour du Christ pour les petits, les exclus

Acte de naissance

Diocèse de l'île

de la Réunion

Lien vers le diocèse de l'Ile de la Réunion